On commence à entendre des conférences à gauche et à droite ces jours-ci. Avec la crise économique comme trame de fond, on fait souvent dans la dérape lorsque vient le temps de venter la publicité en-ligne. Moins onéreuse que dans les Trads, plus efficace, plus performante, etc.

Or à mon sens, on passe complètement à côté du débat.

L’avenir de la publicité en ligne passe par le travail et la survie des ÉDITEURS.

On les oublie trop souvent ces entrepreneurs. Qui bossent avec de petites équipes, qui croient en leurs projets et qui engendre un salaire de crève-faim. Et par les temps qui courent, ce sont eux qui paient la note, encore une fois.

Il faudrait impérativement que notre petit marché québécois se dote de moyens pour les aider, les encadrer et les supporter. J’ai longtems été éditeur moi-même, et je dois dire qu’il y a de ces périodes où je ne suis pas fâché d’avoir changé ma veste de côté. Car le jour où les éditeurs indépendant quitteront le marché, que le web sera encore plus polarisé autour d’axes incroyablement imposants et attractif, je crois que c’est l’essence même de cette grande place publique qui en prendra pour son rhume.

J’espère un jour voir gouvernement, agences et régies travailler ensemble pour ménager leur ressource première. Le web sera franchement drabe lorsque 100% de la pub vendue le sera en ciblant les internautes d’ici sur des mégaportails américains, des réseaux sociaux ou autre mastodonte.

L’éditeur web au statut d’artisan, pourquoi pas…

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