Je suis un très bon consommateur en-ligne. Mais y a de ces fois où je me dis que certaines entreprises n’ont pas suivi l’évolution du marché depuis trop longtemps.

L’expérience DirectCanada

Je me suis récemment acheté un ordinateur en pièces détachées chez DirectCanada. Les prix sont bons, leur historique d’envoi aussi (quelques références à l’appui). Je procède donc à l’achat et, dans les délais prévus (7 jours ouvrables) je reçois ma machine.

Du moins, partiellement…

Je retourne voir l’état de ma commande qui m’indique que le boîtier de l’ordi est actuellement en rupture de stock. Il est apparu comme ça, soudainement, après qu’on m’eût toutefois confirmé au moment du paiement que tout était bel et bien en inventaire.

Je peux comprendre. C’est Noël après tout : c’est normal que les inventaires soient un peu chaotiques.

Je prends quand même sur moi de les contacter afin de les aviser quand je constate – via leur autoreply – qu’il faut s’attendre à deux jours ouvrables pour espérer une réponse!

Faire attendre une réponse par courriel pendant 2 jours pour une boutique en-ligne, à mes yeux, c’est comme faire poireauter un client au téléphone pendant 2 heures sans donner signe de vie pour une compagnie traditionnelle.

Médias sociaux

Comme je carbure aux médias sociaux, j’ai évidemment souligné mon mécontentement via Twitter pour alors constater que je n’aurais pas de réponse de ce côté, leur canal étant visiblement mort et inutile.

Voyant cela, j’ai décidé d’aller fouiller sur Facebook pour constater qu’ils n’ont même pas de profil corporatif sur le plus populaire des médias sociaux.

On parle d’une entreprise dont 100% de ses revenus sont générés en-ligne ici.

Et on se croirait encore en 1999.

J’ai abordé le sujet tellement de fois que je ne voudrais pas tomber dans la redite…

Pour faire une histoire courte avec tout ça :

Depuis cette fin 2008, Molson a vraiment adopté cette approche « accompagnatrice » et respectueuse de son public cible. Des évènements promo sont organisés régulièrement toujours dans le but de faire parler de la marque le plus naturellement du monde.

Ceci étant dit, je viens d’être invité – comme plusieurs autre blogueurs québécois – à un party organisé par Molson ce samedi dans le cadre du lancement de leur nouvelle broue, la Molson M. Or voilà que cette dernière approche de Molson pique ma curiosité (et c’est bon signe habituellement) :

Bonjour Émile [...] j’aimerais t’inviter à assister à la soirée M pour Métropolis qui aura lieu le 21 novembre dans le cadre de l’événement M pour Montréal.

Une zone VIP Molson M y sera spécialement aménagée pour accueillir une quinzaine de personnes. Tu pourras y déguster la nouvelle bière (qui, en passant, descend vraiment bien!) et assister aux prestations de Xavier Caféïne, Misstress Barbara, Malajube ainsi que Champion et ses G-Strings.

Aussi, si tu désires bloguer ou « Twitter » en direct et donner tes impressions sur le spectacle ou sur la bière, des ordinateurs portables seront à ta disposition dans la zone VIP. [...] Une page est également en ligne sur Facebook et les fans qui inviteront 3 amis à devenir fan à leur tour de la Molson M recevront une bière durant une période déterminée. Une vaste campagne d’affichage extérieur est également prévue.

J’sais pas pour vous, mais j’aime le ton de ce message.

Un party qui risque d’être un incontournable. Une approche empreinte d’ouverture. Une ligne directe avec les Internets pour partager tout ça.

C’est rendu ça la promo au XXIe Siècle mes amis.

Y serait à peu près temps que d’autres joueurs emboîtent le pas.

Je pensais à Google Wave ce midi, après avoir reçu une trentaine d’invitations (m’en reste 20, vous n’avez qu’à demander!) et je suis dit que, qui sait, peut-être que ce qui va faire que ça va lever un de ces jours, c’est que Google pourrait considérer l’initiateur d’une Wave comme étant un éditeur et partager avec lui les revenus générés par sa vague…

Faut dire qu’avec l’achat de AdMob par Google, ces derniers auront bien des fenêtres d’exposition à leur disposition. Le concept de création de contenu pourrait alors complètement éclater!

Imaginez si un jour, créer un courriel dans Gmail devenait une création de contenu avec un partage de revenus à sa solde? Ce serait logique sur le fond, considérant que vous voyez de la pub en le rédigeant, et le destinataire en voit en le lisant…

Bien malin celui qui sait ce que Google a en tête…

Les listes viennent d’apparaître sur mon compte Twitter. Et vous?

twitter-list

Y disent aussi de pas en parler, même si d’après moi c’est justement pour qu’on en parle davantage et qu’on se sente un brin cool de le faire (un peu comme briser un embargo journalistique).

Bref, ça l’air pas mal sur-évalué comme annonce pour nous dire de pas en parler. Ça m’apparaît être rien de plus qu’un filtre privé/public pour les gens qui tweetent (sic) sur un sujet précis et qu’on voudrait mettre en relief dans notre profil.

Ah tiens, Éric en parle avec un peu plus de détails que moi.

Ce matin, j’ai trouvé vraiment drôle ce lipdub dédié à Régis Labeaume.

Au second degré, ça faisait à mon sens très bien ressortir toute l’absurdité entourant la campagne du Regis maximus, empereur de Québec. Les Nordiques, un TGV, la Coupe Stanley sur la Grande Allée… voilà qui illustrait à merveille le vide dans le discours, les promesses en l’air, les menaces.

Je suis toutefois un peu secoué de constater que finalement, c’était bel et bien à prendre au premier degré. Que c’était vraiment de la fierté. Que ça été fait avec du vrai amour (et un brin d’opportunisme) :

«On voulait décrire l’atmosphère qui règne dans la ville en ce moment. Régis Labeaume, c’est notre superstar. C’est super positif pour la ville de Québec ce qu’on fait aujourd’hui», confie Sylvie Roberge, directrice de la programmation chez NRJ, station qui a monté le projet.

Eh ben.

J’ai eu la chance de tester Google Wave ces derniers temps grâce à mon bon ami Francis (qui bosse chez Google et qui avait déjà été interviewé ici). Voici mes impressions sous forme de questions/réponses :

Est-ce que je fais la Vague avec Google?

Je m’amuse un peu avec le peu de contacts que j’ai. Je vois déjà des trucs intéressants se profiler quand une masse critique des gens que je connais et avec qui je collabore seront membres…

Est-ce que c’est un média social en soi?

Absolument pas, c’est un outil plus qu’autre chose.

Comment je trouve la chose?

Intéressante. Je dois dire que d’un point de vue visuel/ergonomique, c’est assez impressionnant. Et du côté technique, une fois de plus, c’est à tomber par terre. Avec ses interfaces de plus en plus riches, le web n’est vraiment plus ce qu’il était (et j’en suis le premier heureux!)

À quoi sert Google Wave?

À première vue, je suis d’accord avec ceux qui considèrent que ça s’applique(ra)  principalement (voir uniquement) au travail d’équipe et à la collaboration. La fonctionnalité de playback (voir sous forme d’animation toutes les modifications d’une Wave dans le temps) est ahurissante et renforce vraiment cette avenue.

Est-ce que la vague de Google va Tsunamiser Facebook et Twitter?

Sûrement pas tout de suite. Certainement pas demain. Et vraisemblablement jamais. C’pas son mandat tout simplement.

Est-ce que ça va néanmoins finir par servir de quartier général de nos activités sociales sur le web?

Au mieux oui, même si j’en doute. Je vois plus les services tels Facebook et Twitter intégrer Google Wave de façon pertinente pour faire avancer les discussions et les travaux initiés par un groupe de contacts. Par exemple, on pourra peut-être un jour inviter un « hashtag » de Twitter dans une Wave et ainsi, agréger tout ce qui se dit sur un thème donné à la discussion en cours.

Qu’est-ce qui est le plus sexy dans tout ça?

L’intégration (présente mais surtout à venir) de Wave avec tous les autres web-services de Google… principalement Docs et GMail.

Est-ce que ça va devenir grand-public?

M’étonnerait beaucoup à court et moyen terme.

Est-ce le buzz-word en devenir pour les consultants qui vont vendre leur expertise à grands frais pour lancer de soit-disant tentatives de « surf viral » sur la Vague de Google?

Absolument. Je suis même certain que ça a déjà commencé.

Mais bon, si vous êtes déjà présents sur Google Wave, n’hésitez pas à surfer en ma compagnie (emilegirard {a} googlewave {point} com)… parce que tout seul, c’est plate rare.

Extension Firefox

Ah et juste comme ça, je vous invite à utiliser cette extension Firefox pour simplifier votre utilisation de Wave…

Facile.

Tout simplement parce que c’était le premier lipdub de qualité et de grande envergure à avoir été réalisé ici (et je dirais peut-être même ailleurs un coup parti).

Une chose est sûre : c’est pas parce que c’est un concept original comme certains aiment à le penser !

vtele Des grosses boules, de la bouette, des chutes mémorables : ne manquez pas Wipeout ce soir à 18 h 30 sur V!

J’avoue qu’après avoir vu le début du message, j’ai pensé un instant qu’ils étaient pas mal durs – mais tristement réalistes – dans la manière de décrire leur nouvelle programmation…

Je me pose une grave question en mon for intérieur ces jours-ci.

Alors que je bidouille pas mal avec Deb pour m’assurer que nos bouts de code fonctionnent bien dans tous les navigateurs web, je me demande si la pluralité des navigateurs  a réellement servi la cause de l’utilisabilité.

Et en sous-question, j’ajouterais : est-ce que je suis un salaud anti libertés individuelles de souhaiter la victoire ultime et finale de l’un (mettons, Firefox) sur tous les autres, et à jamais? Enfin, au pire je pourrais vivre avec une multitude de navigateurs, mais tous fonctionnant sur le même moteur (mettons, Mozilla) pour s’assurer d’un rendu uniforme.

Je suis un pluraliste.
Je crois la différentiation et la distinction.
Je suis ouvert à la discussion, prêt à donner la parole aux minorités et encourager les singularités et l’émancipation des caractères distincts.

Toutefois, dès qu’on me parle de compatbilité entre navigateurs web, de normes et principes élastiques et aléatoires et/ou de rendu différent pour deux règles d’apparence similaire, le poil me dresse.

Je ne comprends alors plus mes réaction, j’espère l’uniformité, la domination du plus fort, et je ne me comprends pas, car je veux VRAIMENT au plus profond de moi que Firefox DOMINE le monde. Point-à-la-ligne.

À l’aide! (ou pas?)

Plusieurs s’insurgent aujourd’hui d’apprendre que les gens derrière le feu-excellent (qui risque de devenir le pas-feu-mais-toujours-excellent) blogue À Vélo Citoyens était entretenu par une firme de relations publiques tout en laissant indûment croire qu’un groupe de citoyens était derrière.

Patrick Lacagé en parle en très long et en très large dans son blogue aujourd’hui… et je dois dire ne pas être d’accord quant aux motifs de l’accusation qu’il porte à l’endroit de cette initiative. Il n’a pas totalement tort, car oui il y a eu de l’abus. Mais dans l’ensemble, je crois que le bilan est plutôt positif.

Il s’insurge en fait contre la manipulation et la manigance derrière cette approche. De son caractère malhonnête. C’est un peu fort il me semble. Car la manipulation, s’il y en a, aura quand même permis à des milliers d’internautes de se regrouper et de discuter dans un – aux dires même du chroniqueur – « excellent blogue sur le cyclisme » qui a enregistré son tout premier billet il y a très exactement 1 an jour pour jour.

Pensez-y. Pensez aux ressources nécessaires pour maintenir le cap sur une campagne de cet acabit. Pendant un an complet. À discuter, échanger, partager. Oui il y a eu contrôle, mais il y a d’abord et avant tout – à mon sens – eu beaucoup de respect dans cette approche de discussion avec les principaux intéressés.

Je ne connais pas tous les détails, mais qui sait si l’input des lecteurs n’aura pas permis à la ville d’ajuster sa stratégie au cours de cette période? Qui sait quelles seront les véritables retombées de cette initiative?

Il me semble qu’on verrait la pub de façon moins cynique si toutes les campagnes publicitaires étaient orchestrées de cette façon, laissant derrière elles un riche héritage : 370 billets de blogue, une communauté d’intérêts tangible, un groupe Facebook qui se respecte… Un blogue qui s’est d’abord et avant tout adressé DIRECTEMENT aux gens qui allaient être interpellés par cette initiative municipale.

Un blogue orienté, dirigé, certes, mais aussi consulté et apprécié. Un héritage bien plus grand que n’importe quelle campagne promo de Sham-WOW ou McDonald’s.

Patrick, tu t’élèves contre la tromperie mais tu as salué autant que faire se peut le brio du blogue TonPapaMeFourre. Deux tromperies, deux mesures?

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