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Les pièges du développement web

Publié dans Non classé par Emile Girard

Voici quelques pièges à éviter dans la conception d’un site web. Ils ont pour la plupart été appris à la dure, ce qui demeure à mon humble avis le meilleur moyen d’avancer. Notez que même si ces quelques points n’ont pas fonctionnés avec moi, ça ne veut pas dire qu’il s’agit d’une issue inéluctable, car s’il est une chose de certain dans l’Interweb, c’est que rien n’y est certain.

Évitez les techniques périmées

Les sites complètement en Flash, les frames et le HTML simple : oubliez ça! Dans le premier cas, oui un site en Flash peut être beau, mais bonjour la non-flexibilité. À court, moyen ou au mieux à long terme, la tâche de mise à jour s’alourdira et plus ça ira, plus vous constaterez que le médium ne se prêtait pas à créer l’environnement de navigation. Pour de qui est des frames, ne les utilisez que dans vos applications évoluées (upload, partage de contenu, etc.)… pour le reste, pas besoin d’être un génie pour comprendre la fonction include(). Finalement, cessez de vous borner aux anciennes techniques de création. Faire un design avec des tableaux invisibles est une ère révolue, apprenez-donc les normes CSS et voyez le spectre des possibilités… 

Évitez l’irrégularité la paresse

Lancer un projet web, quel qu’il soit, nécessitera au moins deux fois plus de temps que vous pouvez l’estimer au point initial. Basé sur mon expérience personnelle, l’efficacité et le ROI (retour sur investissement) pour un site web est proportionnel à trois choses : la qualité dudit site, la fréquence des mises à jour et finalement, la fréquence des mises à jour (sic!). Oui deux fois plutôt qu’une, l’assiduité du webmestre ou du chargé de contenu d’un site (lire la communauté dans le cas d’un site orienté Web 2.0) expliquera les succès ou les échecs de l’approche. Internet a toujours véhiculé la culture du tout-tout-de-suite.

Un visiteur voulant s’informer ou se divertir sur votre site passera faire son tour un jour X. Si vous ne possédez pas de fil RSS auquel monsieur aura pu s’abonner, peut-être repassera-t-il le jour X+1 pour aller voir vos nouveautés. Or, si à ce moment rien de neuf n’y est ajouté, il repassera peut-être en X+5 pour y consulter votre mise à jour datée de X-2… voyant cela, il reviendra peut-être en X+10 pour ne rien voir de nouveau, et finalement oublier l’existence de votre site en X+11 et ne jamais y revenir. Négliger l’effort c’est handicaper ses chances de succès. N’oubliez pas que vous êtes en compétition avec des milliers d’autres webmestres/compagnies/individus. Préconiser la paresse, et sous-estimer l’importance de l’effort minimal à investir dans la vie du site fera probablement qu’en X+12, notre ami aura déjà trouvé mieux, ailleurs…

Évitez le protectionnisme

Le cloisonnement est complètement à contre-nature dans Internet. En fait, se borner à tout faire soi-même revêt une grande absurdité alors que justement, Internet permet l’éclatement et l’ouverture extrême sur ce qui se fait ailleurs. Si quelqu’un rédige quelque chose de mieux articulé que vous sur un sujet donné, citez-le en référence et invitez les gens à le visiter. Y a pas de mal là-dedans, bien au contraire! À terme, vos visiteurs continueront à vous rendre visite afin d’être orientés dans plusieurs directions toutes aussi pertinentes. Et à l’inverse, peut-être que votre attitude d’ouverture sur la communauté vous renverra l’ascenseur à plusieurs reprises. Partagez vos idées, et n’hésitez pas à accepter le fait qu’il peut se faire mieux – beaucoup mieux – ailleurs.

Évitez le piège du « faire confiance aux autres »

C’est la grosse mode ces temps-ci avec les tendances à la « deuxpointzérotisation » du web, c’est-à-dire la création de vastes communautés d’utilisateurs qui fournissent le contenu et génère un intérêt perpétuel pour vos projets. Tout cela est très bien, et les success-stories sont légion… cependant de l’autre côté du spectre existent encore plus d’épaves de sites web qui n’ont jamais atteint leur masse critique d’utilisateurs, afin que le contenu s’auto-génère tout seul.

Commencer un projet web en prenant pour acquis que la création de contenu est « dans la poche » est non seulement une grave erreur, mais un aller-simple pour un cul-de-sac. À ce titre je citerais quelques exemples : notamment Stéphane Guérin qui doit publier à peu près du 3/4 des liens sur son Nuouz.com, ou encore moi-même qui jusqu’à tout récemment postait 80% des articles sur Fanatique.ca. Or depuis quelques temps on peut prendre ça un peu plus mollo, alors que le vieil adage voulant que le monde attire le monde se vérifie.

 

… à suivre.

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Un commentaire pour “Les pièges du développement web”

  • Votre problème est que vous avez pas mis la communauté assez à l’avant de vos sites dès le départ.

    C’est important d’avoir une communauté très forte et qui prend le dessus sur les 2-3 administrateurs du site.

    Je prend exemple sur poil.ca ou omfg.ca ou la communauté prend le pouvoir et que l’administration n’a qu’a faire un peu de modération. Nous avons crée un buzz et on a beaucoup mis l’amphase sur la possibilité de mettre leurs commentaires, leurs propres liens ainsi que de nous faire parvenir leurs idées/commentaires.

    Si vous parlez de web2.0, vous parlez de communauté forte et très active.

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