Émile Girard : gérant d'estrade » Blogue http://www.estrade.ca Penser tout connaître c'est déjà un début Mon, 19 Dec 2011 15:22:24 +0000 en hourly 1 http://wordpress.org/?v=3.3 La fin d’un cycle http://www.estrade.ca/blogue/perso/la-fin-dun-cycle.html http://www.estrade.ca/blogue/perso/la-fin-dun-cycle.html#comments Mon, 19 Dec 2011 15:20:44 +0000 Emile Girard http://www.estrade.ca/?p=1309 Il y a presque 13 ans aujourd’hui je lançais Humour Québec. Bâti comme un portail humoristique à sa naissance en janvier 1999, le site est rapidement devenu ma tribune privilégiée alors que dès août 2000 j’y ai tenu ce qui allait devenir mon blogue pour les 9 années suivantes.

Mon premier billet (publié avant même d’avoir un CMS pour le site, ce qui voulait dire que chaque entrée était codée à la main en HTML et publiée par FTP) a été mis en ligne le 14 août 2000 – et envoyé par courriel aux quelques dizaine de milliers d’abonnés de l’époque – ce qui techniquement ferait de moi le 9e plus ancien blogueur au Québec. Je dis bien techniquement, parce que comme j’avais été oublié dans ce classement j’imagine que plusieurs autres l’ont été eux aussi…  M’enfin c’est pas important.

L’important, c’est que ce site n’est plus. Qu’il a été fermé plus tôt cette année.

En 2006, poussé par la motivation de me renouveler, j’ai lancé Fanatique.ca. J’ai toujours aimé le sport. Et je l’ai pratiqué. Mais ce que j’ai toujours aimé le plus a toujours été d’en parler. Ça a comencé sur ICQ, ça s’est déplacé vers des forums – principalement Radoter.com alors propriété de mon coloc et ami – puis ça s’est cristallisé à l’été 2006 alors que j’ai passé presque 3 mois à coder sans relâche pour lancer ce que j’espérais voir devenir LE média communautaire sportif au Québec, voir même dans la francophonie.

J’y ai recruté une équipe d’élite, non sans peine, via divers forums sportifs où j’aimais discuter. Avec Patrick Caisse et Maxime Morin à mes côtés je sentais qu’on arriverait à monter un projet qui nous dépasserait et c’est précisément ce qui s’est produit alors que des dizaines d’autres chroniqueurs sont venu nous épauler au fil du temps. Jessica, Jean-Luc, Benoît, Roby, Stéphane, Michel, Rémi, Jean-François, Olivier, Jean-Philippe, Maxime, Louis… dans l’ordre et dans le désordre, vous vous reconnaîtrez.

Arrivé à un point tournant en 2008 alors que je voyais s’essouffler notre modèle d’affaires (ou l’absence de modèle, c’est selon…) basé sur la gratuité, j’ai pris la décision – de concert avec mes partenaires – de vendre le tout à BRANCHEZ-VOUS! dans l’espoir sincère de lui insuffler la croissance que je lui souhaitais, et de passer à une autre étape de développement.

Puis BRANCHEZ-VOUS! est devenu BV! Media. Puis BV! Media est devenu Rogers. Puis des gens de confiance sont partis. Puis des dossiers se sont enfouis. Puis des motivations ne se sont pas renouvelées. Puis les deux solitudes se sont éloignées. Au fil du temps, le statut du site a changé, son importance s’est marginalisée et sa pertinence contestée. M’enfin c’est pas important.

Ce qui est important c’est que le site n’est plus. Qu’il a été fermé aujourd’hui… lui aussi.

Bref, aujourd’hui, c’est jour de deuil.

Un deuxième deuil si je puis dire étant donné que j’ai quand même dû en vivre un lors de la vente de mes sites en 2008. Mais celui-ci est différent. Car si le précédent marquait un passage, une évolution, celui-ci évoque la fin, la disparition.

En moins d’un an, ce que je pensais bien humblement être une sorte d’héritage impérissable que je laisserais derrière moi sur la Toile a été évacué. Flushé.

Suis-je frustré?

Non, sinon après moi-même. C’est moi qui ai vendu les sites après tout. Ils ne m’appartenaient plus ni légalement, ni moralement – et je l’ai bien compris. Jeter le blâme sur mes anciens patrons chez Rogers – j’ai démissionné le 1er décembre – ne serait pas honnête. À la limite ils ont été coincés avec un site difficile à remettre en selle après plusieurs mois sous le respirateur artificiel.

De plus, quand on y regarde, le bilan final de toute cette aventure aura été tellement positif. Au fil des années j’ai rencontré des personnes merveilleuses qui se sont converties en amitiés durables. Je salue d’ailleurs au passage les Patrick, Carl, Alexis, Debbie, Yanik et les autres avec qui il fût si bon de travailler pendant plus ou moins ces trois dernières années.

Et comment oublier la plus belle « conséquence » de tout ça, à savoir ma rencontre avec celle qui partage ma vie aujourd’hui. Mine de rien, si toute cette aventure avec HQ et FAN devait se résumer à ma seule rencontre avec Christine, je la referais demain matin sans aucune hésitation. Ça aura débuté au hasard d’un coup de fil pour me demander de replacer un créatif publicitaire plus haut en page d’accueil, et presque 4 ans plus tard, c’est devenu un petit garçon d’un an qui est au coeur de mon bonheur quotidien. Pour tout ça, je persiste et signe : ça a été le meilleur deal de ma vie, quoi qu’en ait dit mon comptable à l’époque!  Je t’aime. Je vous aime. Et ce bonheur ne saurait être teinté de gris en cette journée un peu maussade. J’aime ma vie.

Suis-je déçu de la situation?

Ah pour ça, oui c’est certain. Crissement déçu même.

Déçu parce que pendant tout ce temps, mes sites auront servi de tribune à des dizaines de personnes de grand talent et que j’aurais aimé que ça continue. Je pense ici aux humoristes de la relève qui auront blogué sur HQ et que je vois aujourd’hui, avec grand plaisir, s’épanouir sur scène ou avec leur plume (Pierre-Luc, Guillaume, Yannick, Étienne, Jean-François, Billy, Alexandre, Frank, Cathleen, etc.) ou encore aux journalistes en herbe ayant débuté sur FAN et qui oeuvrent aujourd’hui dans des médias de premier plan (Pat, Maxime, Jessica, Michel… sans oublier Roby, qui est lui aussi promis à un grande carrière dans le domaine). Pour tous ces gens qui auront contribué au succès de cette aventure et qui aujourd’hui se retrouvent eux aussi sans trace tangible de cet héritage, je suis déçu.

Pour les millers de personnes par mois qui visitaient ces sites, je suis déçu.

Pour le fait de rayer 13 ans de carrière sur mon C.V. je suis déçu. Égoïstement déçu.

J’ai tenté de faire en sorte que le site soit retourné à la communauté, ça m’a été refusé et j’en suis déçu.

J’ai espéré qu’il ne soit pas rayé de la carte mais au minimum maintenu en-ligne, comme témoignage de 5 ans d’efforts par plus de 7100 Fans. Ça m’a aussi été refusé et j’en suis déçu.

Mais bon : la fin d’un cycle signifie l’imminence d’un nouveau départ. C’est en quelque part ce qui fait de cette journée une étape à franchir plutôt qu’une fatalité en soi.

Comme plusieurs le savent sans doute, je me lance tête baissée dans un nouveau projet, que j’entends mener avec toute la passion pour le web qui m’a toujours habitée et quoi sera en moi à jamais. Je suis motivé, gonflé à bloc et impatient d’aborder cette année 2012 pleine de défis de taille.

C’est peut-être juste ça la vie au fond, se renouveler et essayer de ne pas trop regarder dans le rétroviseur…

Je termine en disant, amicalement et chaleureusement :

Merci à tout ces gens qui m’auront aidé.

Merci à tous ces gens qui auront contribué.

Merci à tous ces gens qui s’y seront intéressé.

Et merci surtout à tous ces gens qui vont – je l’espère – s’en rappeler… 

Merci.

E.

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Exercice d’analyse : « La blogosphère québécoise, un cercle fermé? » http://www.estrade.ca/blogue/exercice-analyse-blogosphere.html http://www.estrade.ca/blogue/exercice-analyse-blogosphere.html#comments Tue, 28 Sep 2010 23:18:53 +0000 Emile Girard http://www.estrade.ca/?p=1268 Je suis tombé sur un article signé Camille DG qui traite de l’état de la blogosphère québécoise. Je dois avouer que ça m’a laissé un drôle d’arrière-goût et qu’à sa lecture, j’ai soulevé quelques interrogations et réflexions diverses que j’aimerais partager avec vous.

Permettez-moi donc ajouter mes « notes de lecture » ici même, question d’en discuter ouvertement avec mes 2-3 lecteurs étant donné que les commentaires sont fermés du côté de Canoë…

La blogosphère québécoise, un cercle fermé?

Un boom soudain

La blogosphère québécoise a explosé en deux ans. Explosé!? Vraiment!? Ceux qui furent de prolifiques blogueurs ont pourtant levé le pied. Plusieurs d’entre eux sont passés du côté de la pige et on progressivement délaissé leur blogue au profit de l’alimentation de leurs profils Facebook ou leurs comptes Twitter. Plusieurs inconnus sont devenus des références dans leur domaine grâce à ce quasi-journal intime qu’ils tenaient sur le web: leur blogue. Ne seraient-ce pas plutôt les blogueurs évoluant dans une niche précise (sport, techno, affaires) et non dans l’auto-biographie qui sont devenus une référence? Nombre de blogueurs ne savaient pas nécessairement qu’écrire comme cela changerait leur vie.

Plusieurs ne se doutaient sûrement même pas en 2008 que le web serait au centre de leur vie moins de deux ans plus tard. Pourquoi 2008 comme année de référence? Parce que c’est à ce moment que Franco Nuovo est revenu sur son mépris de la blogosphère? Parce que pourtant, ici ça dit que la blogosphère a commencé en 1995 au Québec. Mais le monde des blogues au Québec est-il devenu un cercle fermé? Tous les blogueurs semblent se connaître, la plupart travaillent dans le monde de la publicité ou des médias et ils semblent souvent s’inviter entre eux à des événements. Est-ce vrai ou faux? Que ce soit vrai ou faux, ça change quoi si au final de nouveaux visages réussissent régulièrement à s’imposer à travers la blogosphère à cause de leur talent? Il est toutefois vrai qu’il devient de plus en plus difficile – mais jamais impossible, chaque jour nous en faisant la preuve – de se positionner pour des « arrivistes » qui n’ont rien à amener de concret à la blogosphère sinon des opinions composées à la lecture de deux ou trois articles parus dans Wired.

Un petit marché

Quel que soit le domaine, le marché québécois demeure plus petit que celui des États-Unis et plus fermé, avouons-le, souvent à cause de la langue. Truisme. Certes, nous pouvons communiquer avec aisance avec nos cousins français, mais en ce qui a trait à la blogosphère, la leur est nettement plus développée, surtout dans le domaine de la mode. En quoi est-ce là une barrière à la discussion? Je ne nierai pas ici que les internautes du Québec ne fouinent pas sur les sites européens, ce serait mentir. Mais existe-t-il un réel contact entre les blogueurs des deux cotés de l’océan? Que trop peu. Bref, les blogueurs québécois sont en grande partie centrés sur leur nombril et surtout sur leur réseau social. À voir plusieurs blogues « d’experts » québécois, on sent un très fort métissage – pour ne pas dire inspiration malsaine – découlant de la lecture de plusieurs blogues étasuniens ou européens. L’influence m’apparaît au contraire très présente… Peut-être peut-on parler de manque de dialogue par-delà nos frontières, mais cela m’apparaît comme un simple syllogisme : ils partagent une réalité différente de la nôtre sur plusieurs points et l’expriment à leur manière, donc forcément ils auront une propension à en parler entre eux.

Petite comparaison: plusieurs journalistes se connaissent entre eux, plusieurs athlètes se connaissent entre eux, plusieurs restaurateurs se connaissent entre eux, etc. Il était donc inévitable que ce soit de même pour les blogueurs au Québec. Et alors? Ce qui est malheureux, cependant, c’est que les blogueurs semblent de plus en plus chercher à vivre de leur plume, donc de plaire aux marques. Malheureux? Tant qu’à faire, blâmons les restaurateurs de s’échanger des trucs et conseils entre eux afin de plaire à leur clientèle? Allons donc, c’est n’importe quoi…  Et je cherche toujours le lien de causalité entre les deux assertions.

Rapidement, on peut donc remarquer un glissement dans leur écriture, autrefois légère et rafraîchissante, vers l’info-pub commanditée. Les blogueurs se divisent donc en trois groupes: ceux qui réussissent à dénicher des contrats externes et donc gardent la fraîcheur de leur blogue, ceux qui deviennent des vendus et ceux qui acceptent tout bonnement de ne pas en vivre. Et ces « blogues de vendus », qui en a cure au final? Ils seront tantôt désertés, tantôt simplement abandonnés à leur triste sort lorsque l’auteur affrontera la dure réalité à savoir qu’il n’est pas le prochain Michael Arrington. Le problème est la conception – lire l’illusion – de pouvoir « bloguer pour faire de l’argent »… pas du tout cette question de clique. Et à la limite si seulement 9% des auteurs peuvent vivre de leur art et qu’en France, 98% des auteurs publiés doivent exercer un autre métier pour survivre, pourquoi s’étonner parce que la plupart des arrivistes sus-mentionnés n’arrivent pas à vivre de leur tout nouveau blogue autoproclamé comme référence?

La blogosphère québécoise se fait-elle acheter par les professionnels du marketing?

Les boîtes de publicités, de relations publiques et toutes entreprises de ce genre tentent par tous les moyens d’attirer l’attention des blogueurs, ce nouveau média. Pris entre leur envie de se faire reconnaître comme journalistes et leurs besoins monétaires, plusieurs hésitent. Le cercle de blogueurs autrefois si proche se divise donc de plus en plus. Ma thèse, bien humblement, c’est que « d’étranges individus » les blogueurs se sont intégrés à l’offre média globale. Ils se sont incorporés, ont fait leur place et ont été acceptés. Par cette acceptation de masse, l’idée du regroupement s’est peut-être légèrement estompée au profit d’une collégialité plus ouverte. Mais malgré cette division apparente, ils demeurent un tout. Prenons un exemple: en un an, peu de nouvelles blogueuses mode québécoises ont réussi à se tailler une place de choix sur le web, sinon Sophie, le nouveau visage du blogue Twik – un blogue commandité. Comme si le petit marché québécois était déjà saturé… Si le web nous a appris une chose, c’est que le talent finit toujours par faire son chemin. Il y aura toujours de la place au soleil pour les communicateurs-nés et les génies dans un domaine spécifique. Y a moins de place pour les joueurs de troisième trio, c’est tout.

Sera-t-il possible pour d’autres de percer?

Oui. Mais les lecteurs manquent à l’appel. Faux. La différence c’est que les lecteurs ne cherchent plus leur information, ils l’attendent. Les parts de marché de Google sont chaque jour amenuisées par le crowd sourcing et l’influence des réseaux. Les articles exceptionnels vont quasiment inévitablement arriver à destination pour peu que le lecteur ait bâti son réseau en conséquence. Encore trop peu de Québécois sont intéressés à lire leurs pairs et tous semblent préférer se tourner vers des blogues plus internationaux, sachant que les récits y seront plus glamour ou plus high fashion. Pourquoi ne tout simplement pas dire qu’ils sont meilleurs? Et parlant de fashion : l’univers de la mode est à la base même de cet effondrement des frontières : le designer québécois ne peut rien faire si son client rêve d’un sac à mains Chanel. Si la « charité » en consommation n’intéresse qu’une petite partie de la population, pourquoi s’attendre de l’inverse en matière intellectuelle? Souvent au Québec, ce n’est pas la qualité des blogueurs qui manquent, mais les statistiques qui ne suivent pas. Ne suivent pas pour générer un salaire décent? Voir le blogue comme une fin en soi m’apparait comme une grave erreur ici. Nombre de blogueurs se sont lancés professionnellement grâce à la crédibilité qu’ils se sont bâtie des suites de leurs publications. Vivre d’un blogue restera toujours aussi difficile que de vivre de sa plume pour un auteur. Cependant, dans cette ère multi-plateformes qui est la nôtre, le génie d’un bon blogueur réussira quand même à émerger de façon holistique, alors que le tout (son rayonnement) vaut plus que la somme de ses parties constituantes (les messages). Une idée ou une réflexion adressée à divers publics à travers autant de canaux renforcera le statut de son émetteur au point de décupler sa « reconnaissance » dans un milieu donné avec pour effet de l’aider dans son objectif de rentabilisation.

Cependant, il reste encore beaucoup de place pour certains contenus nichés encore sous-exploités. D’autres sujets, comme la mode et la nourriture, sont déjà trop traités. Y a-t-il trop de restaurants à Montréal? Trop de bons joueurs avec le Canadien?  Trop de bons films au cinéma? On n’a jamais assez de bons contenus. De vulgaires contenants par contre… Finalement, pour devenir blogueur, était-ce en 2008 ou en 2009 qu’il fallait faire le saut? C’était sûrement plus facile de « percer » en 2008 pour un auteur n’apportant pas grand chose de neuf comme regard. Mais je serais curieux de voir si ces blogues lancés en 2008 ont réussi à soutenir leur croissance et leur niveau d’influence alors que la concurrence à la pertinence est de plus en plus poussée. Peut-être, car les prochains blogueurs auront une tâche de plus s’ils veulent entrer dans le cercle: épater soit par la beauté de leur site ou par le contenu. Épater la galerie avec un beau site pour se faire accepter du groupe, ça sonne « subir une chirurgie plastique pour avoir une meilleur job »… Le marché est déjà saturé pour le nombre de lecteurs Vraiment?, mais il reste toujours de la place pour la qualité, comme dans quelque domaine que ce soit. Étrange mais cette conclusion ne m’apparaît pas être en phase avec le reste du texte…

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Pool de Hockey LNH : Méta-Prédictions 2010-11 http://www.estrade.ca/blogue/sports/pool-lnh-predictions-2010-2011.html http://www.estrade.ca/blogue/sports/pool-lnh-predictions-2010-2011.html#comments Fri, 17 Sep 2010 00:47:15 +0000 Emile Girard http://www.estrade.ca/?p=1254 Amateur de pools de hockey que je suis, je viens de réaliser un petit truc qui fusionne les listes de sélection qui circulent sur le web en un seul et même classement.

Pour rendre ça sexy, j’ai nommé ça mes « méta-prédictions ».

En gros, je reprends les listes fournies par TSN, ESPN et Canoë, parce qu’elles sont gratuites et donc relativement libres de droits (j’aurais pu y ajouter celles d’autres magazines payants, mais c’eût été éthiquement discutable) et je regarde ce qu’elles disent en moyenne…

À cela, je me suis permis d’ajouter quelques mesures statistiques, notamment la variance d’une prédiction à l’autre, de même que l’écart-type. Ceci vous aidera probablement à trancher entre deux choix, en favorisant celui qui rallie le plus les experts (donc ayant un écart-type plus bas) que celui à grande volatilité (écart-type élevé).

Sans plus attendre, voici donc mon tableau.

Notez que si vous découvrez d’autres listes du genre, n’hésitez pas à m’en faire part question que je les ajoute à cette grille!

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Ce qui va tuer Empire Avenue http://www.estrade.ca/blogue/web/reseaux-sociaux/ce-qui-va-tuer-empire-avenue.html http://www.estrade.ca/blogue/web/reseaux-sociaux/ce-qui-va-tuer-empire-avenue.html#comments Tue, 20 Jul 2010 01:34:09 +0000 Emile Girard http://www.estrade.ca/?p=1220 Empire Avenue est le nouveau jeu tendance sur les Internets.

Un peu comme l’était le défunt Friends For Sale de Facebook, mais sur les stéroïdes.

En gros, on dispose d’un montant d’argent en partant, lequel nous permet d’acheter des actions de nos connaissances. Plus le titre de ces personnes est prisé, plus son action monte et… bon, vous voyez le genre. Une simulation boursière à hauteur humaine (mettons).

Tout ça pour dire que je l’ai testé aujourd’hui et j’y ai pris un certain plaisir pendant quelques minutes. En fait, c’était jusqu’à temps que je tombe là-dessus et que ce soit suffisant pour me convaincre que cette bébelle-là ne fera pas long feu si elle s’aligne vraiment dans cette direction :

Empire Avenue

Internet étant ce qu’il est, il va se trouver une poignée de disciples de Narcisse qui vont sortir des deniers réels pour s’acheter un standing virtuel. C’est inévitable, comme y avait du monde assez fou pour s’acheter des Stones of Jordan de Diablo II sur eBay…

C’est plate, mais c’est ça.

What’s next?

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Twitter va (sûrement) mourir (un jour) http://www.estrade.ca/blogue/web/reseaux-sociaux/twitter-va-mourir.html http://www.estrade.ca/blogue/web/reseaux-sociaux/twitter-va-mourir.html#comments Wed, 12 May 2010 01:15:23 +0000 Emile Girard http://www.estrade.ca/?p=1197 Personnellement, je crois que tôt ou tard, Twitter va inévitablement crever.

Pas Twitter le principe, on s’entend. La communication et les interactions sur le web sont bel et bien là pour rester. Je parle ici de Twitter « la chose » (le site, le brand, le canal, la façon).

Je m’amuse donc ce soir à vous poser quelques questions ouvertes, question de brasser la cage sur les idées préconçues et les auréoles dorées. Saurez-vous me convaincre du contraire?

Ah, et prenez évidemment ça pour du cash; je suis un social-media gourou après tout…

  1. Twitter est un simple outil, pas une fin en soi. Pouvez-vous vraiment justifier sa pertinence à long terme considérant qu’il ne crée ni la nouvelle ni le contenu; se contentant de la relayer d’une manière où n’importe quelle autre plateforme plus complète et mieux intégrée pourra aisément le remplacer?
  2. Vous voyez-vous vraiment dans 5 ans être encore là à vous influencer en gang avec des  messages textuels dans un format aussi platonique?
  3. Quand ça deviendra trop populaire, est-ce que les fameux influenceurs de la place ne trouveront-ils pas une alternative pour quitter tout ce « bruit » et défricher d’autres territoires? Parce qu’il ne faut pas se le cacher, y sont comme ça les influenceurs : ils ne supportent pas un médium trop accessible et l’accusent de tous les maux, prétextant la dilution de la qualité, de la rigueur et du recul…
  4. Le gros hype pour la plupart des curieux qui s’inscrivent à Twitter, c’est de suivre leurs vedettes ou des gens connus de certaines niches. Combien vont réellement approfondir leur réseau pour en découvrir de nouvelles lorsqu’ils constateront avec dépit que Guy A. Lepage et Nathalie Petrowski ne les suivent pas en retour? Ça va durer combien de temps cette illusion bidirectionnelle?
  5. Dès qu’il y aura une piastre à faire avec ça, ne croyez-vous pas qu’un Facebook de ce monde va allumer et créer un équivalent (un profil public?), signant littéralement l’arrêt de mort de Twitter comme il est en voie de le faire avec Foursquare par l’avènement prochain de la géolocalisation des status ?
  6. Facebook et Google commencent à tellement en connaître sur nous et nos goûts qu’ils risquent de se suppléer à Twitter en nous proposant le contenu pouvant nous intéresser d’emblée. Considérant la tendance humaine vers la paresse, n’accueillrons nous pas une information venant à nous plus favorablement que celle découverte avec nombre d’efforts et de patience?
  7. C’est bien beau que Twitter soit plus « ouvert » que Facebook dans sa mise en relation avec les individus, mais dans une proportion non négligeable, plusieurs de vos followers se fichent de vous, et dans les faits, vous ne les influencez pas tant que ça. Et le pire, c’est que ce sera d’autant plus vrai à mesure que des inconnus se grefferont à votre gang de suiveux. Ça ne va pas vous lasser à la longue?
  8. Le poids de leur infrastructure croit plus vite que l’augmentation de leurs revenus. Le jour où ils devront déménager leur architecture système dans le cloud risque d’arriver tôt ou tard. De plus, en partageant son API, Twitter croît en importance et en portée mais perd en contrôle et en indépendance face à divers outils qui le complètent et l’améliorent. À terme, ne croyez-vous pas que les bonzes de Twitter ne seront pas réduits à de simples propriétaires d’un brand? Et dans cette optique, quel avenir pour leur modèle d’affaire déjà fragile?

Marquez la date.

J’annonce donc que Twitter va (sûrement) mourir (un jour).

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Payer 187,5M$ pour ICQ? http://www.estrade.ca/blogue/web/payer-187-millions-pour-icq.html http://www.estrade.ca/blogue/web/payer-187-millions-pour-icq.html#comments Wed, 28 Apr 2010 17:00:00 +0000 Emile Girard http://www.estrade.ca/?p=1193 Eh ben force est d’admettre qu’il existe de très bons vendeurs en ce bas monde.

De voir AOL réussir à vendre le paléolithique ICQ pour la coquette somme de 187,5M$ me scie les jambes. Je suis vraiment sous le choc, et sûrement que le bullshit-o-mètre était dans le rouge pendant leur réunion finale.

Considérant qu’ICQ compte 30 millions d’utilisateurs, je suis certain que les nouveaux propriétaires auraient pu beaucoup mieux réussir un coup de ce genre là à la place :

  • Investir 1M$ dans le développement d’une application équivalente.
  • Distribuer d’une manière audacieuse 186,5M$ à tous les nouveaux utilisateurs.

C’pas compliqué le marketing quand t’as près de 200M$ à gaspiller…

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Rôti de Porc, à l’oeil http://www.estrade.ca/blogue/cuisine/roti-de-porc.html http://www.estrade.ca/blogue/cuisine/roti-de-porc.html#comments Wed, 21 Apr 2010 01:20:51 +0000 Emile Girard http://www.estrade.ca/?p=1180 Bon, voilà que je vais tenter de publier ici – pour de strictes fins d’archives – la nourriture potable que j’aurai réussi à faire au cours de ma vie. Ça fait longtemps que j’y pense mais que je ne vais pas de l’avant, strictement par paresse.

Et je dois dire que ma nouvelle lentille 50mm F1,4 me donne passablement envie de prendre quelques clichés alimentaires, alors je vais joindre l’utile à l’agréable.

Rôti de Porc, à l’oeil*

* dans le sens de recette approximative

Rôti de Porc

Marinade

  • Huile d’olive
  • 2 gousses d’ail hachées finement
  • 1/2 échalote française
  • 1 c.s. vinaigre de xérès, balsamique ou de vin
  • Jus d’un demi citron
  • 3-4 c.s. de sirop d’érable ou de miel

On mélange tout ça et on laisse le rôti mariner pendant au moins 8 heures au frigo.

Cuisson

  • Pré-chauffer le four à 350°F
  • Monter une poêle en température
  • Y faire saisir le rôti de tous bords tous côtés
  • Enrober de papier d’aluminium et envoyer au four 20-30 min (selon la taille du rôti)

Sauce

  • Ajouter au poêlon encore chaud la 1/2 échalote hachée finement qui reste de la marinade (ou une autre : gâtez-vous!)
  • Déglacer le poêlon avec du Grand Marnier (j’adore avec le porc); sinon le Porto est une excellente alternative surtout si vous remplacez le porc par un rôti de boeuf
  • Ajouter un fond de volaille (ou bouillon de poulet) pour donner un bon volume
  • J’aime le sirop d’érable, donc j’en ajoute 2-3 bonnes cuillèrées
  • Laisser réduire de moitié pendant que le rôti est au four
  • Saler + poivrer (ça va de soi) et agrémenter d’herbes au goût (perso, j’aime une fine pointe de thym)
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Le Retwitteur http://www.estrade.ca/blogue/web/reseaux-sociaux/le-retwitteur.html http://www.estrade.ca/blogue/web/reseaux-sociaux/le-retwitteur.html#comments Wed, 14 Apr 2010 19:16:25 +0000 Emile Girard http://www.estrade.ca/?p=1171 Je reprends une idée que j’avais développée sur HQ il y de ça quelques années, alors que j’avais réécrit les paroles de la chanson Le Déserteur de Boris Vian en l’adaptant au goût du jour (la guerre en Irak, le cas échéant).

Voici donc ma mouture 2010, relativement aux médias sociaux et leur utilisation un peu trop passive au Québec.

Le Retwitteur

Monsieur le commerçant
Je vous fais une lettre
Que vous lirez peut-être
Si vous avez le temps

Je viens de d’m'apercevoir
Que tous vos followers
Vous ignorent à faire peur
Et qu’il faudra y voir

Monsieur le commerçant
Moi je sais c’qu’il faut faire
Car je n’suis sur cette Terre
Que pour être influent…

Et c’est pas pour vous choquer
Il faut que je vous explique :
La seule chose qui excite
C’est d’être re-tweeté

Depuis toutes ces années
J’ai vu mourir les blogues
Une bien triste épilogue
Mais on s’était lassés

Grâce aux réseaux sociaux
On a vu l’émergence
D’une nouvelle tendance :
L’égo 2.0

Facebook a donc permis
De se mettre en contact
Sans même user de tact
Avec de faux amis

Plus gros est notre réseau
Plus on se frotte le bide
Comptant ses coquilles vides
Pour bien plus que des sots

Twitter c’est pas trop clair
Ça l’air qu’il faut en être
Y étaler sa quête
…en 140 caractères

Pour t’y positionner :
Pas d’création de contenu,
Retweet des gens connus
Attends le Follow Friday

Je n’donne pas plus de temps
Car 200$ de l’heure
Ça se paie sa heurt
Monsieur le commerçant

Sachez qu’au-delà de tout
Jamais je ne déconne
Sur Twitter on me nomme :
Social Media Guru

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[update] Ma saison de jogging http://www.estrade.ca/blogue/sports/update-saison-jogging.html http://www.estrade.ca/blogue/sports/update-saison-jogging.html#comments Wed, 14 Apr 2010 14:03:06 +0000 Emile Girard http://www.estrade.ca/?p=1168 Ça va plutôt bien côté entraînement ces jours-ci.

J’ai pogné anormalement de trafic pour ma sortie d’hier, mais j’ai quand même réussi à retrancher 3 minutes à mon meilleur chrono sur ce trajet.

Temps de course: 45:49
Distance: 7,53 km
Moyenne: 6:07 /km
Allure la plus rapide: 4:22 /km
Montée: 33 mètres
Calories: 584

Ce que j’aime de tout ça c’est que mon meilleur pace est venu sur la fin, alors que j’en avais terminé avec les interminables montées entre les 2e et 5e kilomètres (Vieux Montréal jusqu’en haut de la côte Berri). Le cardio est excellent et les jambes prennent du mieux.

Tout ça est de bonne augure pour le reste de la saison!

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Montréal-Washington? Une formalité! http://www.estrade.ca/blogue/sports/montreal-washington-une-formalite.html http://www.estrade.ca/blogue/sports/montreal-washington-une-formalite.html#comments Mon, 12 Apr 2010 20:00:59 +0000 Emile Girard http://www.estrade.ca/?p=1165

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